Biographie – Processus

Biographie - Les métiers d'antan
Biographie – Les métiers d’antan

Quelle que soit votre motivation, l’écrivain public doit respecter la déontologie de son métier et mettre en œuvre un grand nombre de qualités humaines et littéraires.

Les étapes de la réalisation d’une biographie se présentent comme suit :

1. Un entretien préalable

Cela se déroule nécessairement à votre domicile, et non dans un lieu public. Cet entretien sert à évaluer un certain nombre de détails, entre autres votre ou vos motivations principales et votre environnement, afin que chaque interview privée puisse ensuite se dérouler dans les meilleures conditions pour chacune des deux parties, le biographe et son/sa biographé(e).

2. L’envoi d’un devis

Le devis répertorie toutes les conditions de réalisation de la prestation, ainsi que les engagements des deux parties. Il sert également à informer des règles déontologiques relatives au métier.

3. Les interviews :

Ces entretiens s’étalent sur un laps de temps variable, entre 6 mois (pour une biographie partielle) et un an voire parfois 18 mois ou plus (pour une biographie totale). Elles sont la plupart du temps enregistrées par le biographe sur support audio. Pour des raisons de confidentialité, les enregistrements sont détruits à l’issue de la clôture du contrat.

4. L’envoi du livrable :

Ce livrable prend la forme d’un fichier au format demandé. Le contrat peut être :
– modifié en cours de réalisation. Un avenant sera alors rajouté à l’accord initial avant la fin du contrat.
– réalisé conformément à toutes les données initiales. Le contrat est dit clôturé/réalisé une fois que le livrable a été envoyé au sujet. Cette dernière étape ne comporte pas l’impression de votre biographie. Elle fait éventuellement l’objet d’un contrat annexe.

Mes tarifs sont variables en fonction de deux critères majeurs :

1. Le travail de l’écrivain public démarre-t-il d’une page blanche ou d’un existant ?
2. Le temps nécessaire à la réalisation demandée

D’autres critères annexes interviennent également comme l’éloignement géographique ou le travail de correction (réécriture ou simple annotation), le tri des informations, la restructuration d’un récit, le nombre d’interlocuteurs dans une famille… etc.

En raison de ces multiples critères, les tarifs peuvent varier du simple au double, voire plus. En général, il est préférable de s’assurer que l’écrivain inclut le temps de rédaction dans son devis. Hormis ce détail d’importance, cela reste un travail du domaine de l’humain, donc non quantifiable a priori. De fait, il est impossible de déterminer à l’avance le coût précis d’une biographie quelle qu’elle soit. Les tarifs indiqués ci-dessous font toujours l’objet d’un devis, sachant que chaque demande est différente d’une famille à l’autre.

Sont listés ci-dessous trois niveaux de prestation en correction/écriture que peut réaliser un écrivain : La correction, la rédaction et le coaching à l’écriture.

Relecture – Correction :

– Lettre/CV : 5€/page de 1.500 signes par page ou 250 mots
– Relecture annotée : 2€/page
– Thèse/mémoire : entre 0,30€ et 2€/page selon la correction demandée

Service biographique :

– Biographie ou autobiographie : 200€/heure (inclut le temps de transcription et de rédaction des interviews),
– Transcription de manuscrit : au temps passé, sur la base d’un tarif de 60€/heure.

En matière de biographie, il s’agit d’une dépense relativement importante qui peut cependant être contrôlée et ventilée au fil du temps, en fonction de vos choix et de ce qui est défini durant l’entretien préalable. Retenez que je n’ai jamais plus d’un entretien par mois par client et qu’un entretien dure deux  heures en moyenne.

Des solutions de financement participatif (« crowd-funding ») comme leetchi.com, le Français kisskissbankbank, lepotcommun.com, l’Américain Tilt, ou encore RueDesCadeaux.com peuvent aussi être mises en œuvre pour aider au financement d’une biographie familiale, individuelle ou collective.

Coaching à l’écriture  :

– Transcriptions : travail basé sur vos écrits pour un tarif de 60€/heure
– Coaching à domicile : de 90€/heure à 150€/heure pour une séance travaillant sur le fond et la forme de votre expression.
– Atelier d’écriture : sur devis uniquement.

Qu’il s’agisse de coaching ou d’entretiens biographiques, la durée de la prestation s’étale sur un minimum de 6 à 10 mois, voire 18 mois, en fonction de votre disponibilité et du format choisi (biographie complète ou partielle, récit de vie ou récit de carrière, mémoires, multi-manuscrits à transcrire, roman intégralement terminé déjà présenté ou en cours d’achèvement…etc.). Quant aux ateliers d’écriture collective, il s’agit d’une prestation regroupant idéalement 6 à 8 personnes pour cinq séances de 1h30 réparties sur l’année.

Toute demande de prestation implique l’envoi d’un devis gratuit. Le premier entretien-préambule reste sans engagement et sert à collecter les motivations de la/du futur.e biographé.e ainsi que de vérifier les conditions de réalisation des entretiens, y compris pour la biographie d’un ancêtre disparu auquel vous souhaitez rendre hommage.

Toutes mes références sont présentes également dans ma page LinkedIn en cliquant sur Corinne Biographe Profil LinkedIn

Biographie – Description

Un genre littéraire à part entière

Le désir de rédiger une biographie relèverait de la seule célébrité, de votre maîtrise du langage écrit, du parcours singulier de votre vie ? Non, pas forcément. Le terme nous vient du grec « bios » signifiant « vie » et « graphein » pour « écrire ». Écrire une vie, n’est pas une question de renommée ou de niveau d’expression. Pour des raisons évidentes, les éditeurs sont toujours intéressés par l’autobiographie d’un chanteur, d’une actrice ou la biographie d’un homme politique. Mais en est-il du vivant comme de l’ego? n’est ce pas louable de vouloir rendre hommage à un tableau dans son histoire, un animal dans son parcours, une demeure ou une propriété dans son indivision avec tous les souvenirs qu’elle a créé dans les mémoires des générations qui l’ont connue?

La biographie est un récit de vie, soit à la première personne du singulier, s’il s’agit d’une auto-biographie, soit à la troisième, comme un récit, un roman ou un simple témoignage. Il est recommandé d’y inclure quelques photos, ou bien d’y insérer des documents d’époque. Une biographie s’attache à la personne, tandis que des mémoires mettent en avant des événements, l’auteur se plaçant comme le spectateur de son époque.

écrivain public;biographe hospitalier;récits;romans
biographe et récit, choix de vie et accidents de parcours. L’écrivain public se transforme parfois en biographe hospitalier

Venons en au principal : Vous avez eu une vie « classique » ou, bien au contraire, riche en rebondissements inattendus ? Vous ou vos parents avez migré vers un autre pays, vivant des expériences que l’on imagine naturellement dignes d’intérêt ? Vous avez traversé une vie ponctuée d’aventures atypiques ou bien striée par l’inexorable défilement sans surprise des années et des étapes de vie. En avez-vous moins de valeurs morales à partager pour autant? Les uns et les autres peuvent avoir le souhait de :

Laisser simplement une trace
Transmettre à leurs enfants
Rendre hommage
Témoigner d’une époque
Ou juste raconter une histoire

C’est une démarche hautement estimable.
Ubi memoriae ibidem opes©, comprenez : là où sont les mémoires sont les richesses©.
Toute vie, quelle qu’elle soit, est riche d’enseignement.


L’humanité a évolué, les êtres humains ont progressé sur de la transmission d’informations et d’expériences.


Participez à ce processus ou bien simplement faites vous plaisir en commandant votre biographie ou celle de vos parents, une idée originale pour occuper vos anciens ou bien aider une personne en souffrance à mettre des mots sur les maux. L’écrit génère de l’émotion mais il permet aussi de s’en libérer.

Salle d'archives

Recherche documentaire

Votre famille sont vos racines, quels que soient les liens que vous entretenez avec elle. Les événements historiques et familiaux peuvent la disloquer ou anéantir toute trace de son existence. C’est là qu’interviennent la biographie familiale et la recherche documentaire.

Il est possible d’aller à la recherche des informations vous concernant avec de la patience et de la ténacité. Vos ancêtres ont vécu des vies formant un impact sur la vôtre sans que vous puissiez le savoir. Carl Gustav Jung parle de conscience collective, cela concerne aussi les familles.

Ci-dessous le lien avec le service de l’Etat Civil de Paris pour la recherche de vos ancêtres nés au XIXème siècle.
Les Archives de Paris

Connaître sa famille, son histoire, c’est comprendre et se connaître soi-même.

L’écriture peut être un palliatif/remède ou un révélateur de souffrances cachées, parfois héritées d’autres générations. Que vous soyez lettré ou pas, il suffit d’aligner un sujet, un verbe, un complément pour former une phrase et écrire votre histoire ou celle de vos ancêtres. L’écrivain vous y aide, en fonction de ce que vous souhaitez obtenir.

La biographie familiale est une autre forme d’héritage. Vous souhaitez aider vos enfants? N’attendez pas que le temps passe, que l’information soit évanescente, pour disparaître complètement en même temps que les plus âgés de votre famille. Contactez les éditions Biographe Online pour faire des recherches sur votre histoire familiale. La lumière du passé peut éclairer le présent sous un nouveau jour et vous permettre de faire les bons choix pour l’avenir : un coût modique au regard du champs des possibles que vous découvrirez alors!

liensTraduction d'une auto-biographie rédigée en Allemand.

Traduction d’une auto-biographie allemande.

Jusque-là, ce que je sais de l’enfance de ma mère ne tient pas à grand chose. De même, l’époque de sa vie, s’étalant de ses années d’école jusqu’au mariage avec mon père en 1924 reste obscure. Il n’y avait alors aucun commentaire ni aucune explication à recevoir, ce que je déplore aujourd’hui. C’était ainsi et les gens ne parlaient pas. Ce que je raconte dans ces chroniques n’existe que grâce à la curiosité de Liesel, ma fille. J’ignore si, sans elle, j’aurais seulement pensé à entamer cette démarche auto-biographique.

Une fois le père de ma mère en retraite, celui-ci décida de déménager pour ramener sa famille sur son lieu de naissance, i.e Reppen, où il acheta sa maison que mes parents occupèrent pendant les premiers temps de leur mariage. Par respect de la tradition qui voulait qu’une épouse ne travaille pas, ma mère n’a donc jamais appris aucun métier et n’a jamais non plus travaillé à l’extérieur, hors du toit paternel. Elle resta vivre chez ses parents avec sa sœur Lotte, avant de lire les petites annonces et propositions de rencontre. Lotte devait être jalouse d’elle, considérant qu’en matière de mariage, elle avait la priorité en tant que sœur aînée, pour se mettre en recherche d’un futur époux. Pourquoi l’une eut le dessus sur l’autre, cela reste un mystère, à moins que ce ne soit mon père qui fit ce choix, que l’on comprend du reste ! Toujours est-il que finalement ma mère épousa mon père en mars 1924.

Quelques mois auparavant, en décembre 1923, mon grand-père décéda à la veille de ses soixante-dix ans. Il eut le temps de faire connaissance avec mon père qu’il aurait, parait-il, beaucoup apprécié, comme me le raconta plus tard ma mère. La suite vous la connaissez déjà. Mon père habita la maison de ses beaux-parents en présence de sa belle-mère qui eut, comme évoqué précédemment, une large part de responsabilité dans le divorce de mes parents, d’autant plus prépondérante que le déménagement vers la villa Daheim ne put changer la donne. Ma grand-mère mourut quelques années plus tard, après le déménagement, une fois son forfait accompli.
Mes parents vécurent quand même leurs premières années de mariage dans un bonheur certes tout neuf mais entier. Pour quelles raisons ? Ils passaient en fait le plus clair de leur temps libre ensemble, et notamment les soirées en weekend sur les routes à faire des tours de moto, participer à des événements sportifs organisés par l’association de motards de mon père, devenu membre du club éponyme. De plus, mes parents avaient fait l’acquisition d’un berger allemand et étaient, cette fois tous les deux, membres de l’association des bergers allemands. Ce chien prénommé Ralf, arrivé dans la famille avant moi, devint rapidement mon premier confident.

La vie n’eut ensuite plus la même saveur. Ma mère quitta la maison peu de temps avant le second mariage de mon père, fin 1937 ou début 1938. Elle alla d’abord à Görlitz chez la Tante Trudel, veuve du demi-frère de mon père. Elle y habita jusqu’à ce qu’elle trouve une place de femme de ménage dans une petite usine. Hélas, elle ne put y rester longtemps. Le propriétaire ou sa femme ou bien encore les deux, étaient juifs. Ils s’enfuirent avant les premières hostilités, vers la Suède. J’ignore si elle put retrouver un emploi ou bien si elle rencontra aussitôt son second mari, Hans. Papa B. comme j’eus coutume de l’appeler, était de douze années plus âgé que ma mère. Né en décembre 1874, il était devenu restaurateur. Il fit de ma mère une gestionnaire accomplie. Elle dirigeait le buffet et le bar tous les soirs et officiait parfois en salle. Ma mère buvait volontiers sa petite liqueur, souvent de la liqueur d’œuf, utilisée en pâtisserie, mais sans jamais exagérer. Jeune fille, elle adorait la fête et les libations. Elle me raconta notamment qu’elle avait fait un pari contre un client. Qui des deux était capable de boire le plus de « schnaps » à la volée. Elle gagna son pari contre un homme ! Elle avoua tout de même avoir triché à cette occasion. Elle avait avalé juste avant une énorme quantité de beurre de baratte !!