Dans Panurge il y a purge.

liberté conformisme tolérance_ou_soumission où sont nos limites?
sécurité ou risque, éternel paradoxe de la liberté

Le formatage vous prend très tôt, vous enveloppe de ses expériences tristes ou heureuses, de ces souvenirs douloureux et désespérés, de grande joie, d’émoi ou d’incompréhension. Le formatage est surtout culturel, si l’on entend par culture une accumulation de facteurs sociaux, sociétaux, économiques et géographiques. C’est un fait. Ce n’est plus à démontrer. Ce formatage nous prend au firmament de la conception, dans le ventre de la mère. Nous baignons dans un univers chimique qui nous traduit l’extérieur comme un décodeur décryptait Canal+ au temps de sa splendeur(1). Sorti du ventre, le formatage au réel se poursuit. C’est d’abord les parents bien sûr. Ensuite l’école prend le relais, les activités et fréquentations, maintenant au travers des écrans. Ce formatage risque donc demain d’être très médiatique, s’il ne l’est pas déjà (Tocqueville(2) l’envisageait avant l’invention de la télé! « les gens voteront comme on leur dira »…). Puis la vie, à l’âge adulte, qui n’est pas autre chose que la somme des conséquences de ce qui a précédé. Nos choix d’adulte résultent de nos traumatismes passés et/ou réussites identifiées, et la majeure partie de notre vie est dirigée par notre inconscient jusqu’à atteindre le stade véritablement humain : la conscience de notre inconscient, autrement dit le grand réveil. Auparavant nous sommes animal dans le troupeau bêlant à chaque ombre représentant le loup de l’inconnu, la cloche de notre bêtise sonnant lorsque le berger nous lâche dans le pré, comme nous allons à l’UGC ou à Disneyland, en soirée ou au restaurant, la salle de gym ou les vacances, quand d’autres choisissent Tinder ou adopteunmec.com… Moutons ou bien loups, végan ou carnassier, le stade du grand réveil est accessible à tous pour peu qu’on le veuille. A défaut, l’esprit et le coeur s’éteignent peu à peu pour une cause principale : l’instinct de survie conjugué à la facilité. L’inconnu nous effraie et l’esprit repu reste en paix. Platon à son époque nous parlait déjà de la théorie de la caverne(3). Vous avez pris conscience de votre inconscient, analysé votre parcours, vous avez tutoyé l’inconscient collectif de votre famille et identifié l’origine de vos choix… Quelle illumination ! Le processus n’est pas fini. Longtemps après avoir gommé le gris du crayon, il reste toujours une trace indélébile sur le papier, la trace de l’énergie vitale de votre environnement, cette énergie que l’on sait gravée dans le parchemin de notre âme, collectivement. Cette nouvelle conscience nous montre les erreurs en soulignant les causes. L’humain s’exclame « Eureka, j’ai compris !». Il entreprend de saisir la gomme de sa pensée pour effacer ces traces de crayon noir. Il gomme et gomme encore. Ça, je jette, ça je garde. Il sort de sa caverne pour entrer dans une autre. Il ne faut pas seulement traiter le papier, il faut changer d’éclairage ! Choisissons l’énergie positive plutôt que la peur, expérimentons la méthode Kirlian(4) dû à l’effet… corona !

sommes nous des moutons ou des humains libres?
quand Platon nous parle de l’allégorie de la caverne… sommes nous des moutons ou des êtres humains?

Écrivons notre histoire en pleine conscience de nos choix d’êtres humains, respectueux de la nature et soucieux des enfants que porte cette terre. Cessons d’être ces animaux étouffés par leur instinct comme des moutons dans nos plaines. Dans « Panurge(5) » il y a purge littéralement. Cette période de confinement bien que statistiquement injustifiée selon certain.s. experts peut avoir aidé tout un chacun.e. Le déconfinement passé, ne faites pas que changer de caverne ! Les animaux n’ont pas la parole, ils ont le sens de l’énergie vitale, ils captent l’aura d’un corps, les énergies subtiles(6). Nous, humains, avons la parole. Êtes vous des moutons pour tout accepter ? Êtes vous des veaux dociles et confiants pour vous serrer en silence au fonds de l’étable, ou bien des humains prêts à prendre leur vie en mains ? Donner est le seul remède spirituel, comme la chloroquine est le seul traitement à court terme. Une amie victime du COVID 19, dont j’aperçus le visage en visio, un soir de « covid-la_bouteille(7) » reprend lentement des forces et souffre encore de séquelles au poumon gauche, faute d’avoir été soignée à temps avec ce traitement interdit en janvier, après plus de quarante ans d’utilisation sans ordonnance. Cet éminent scientifique, le Professeur Raoult, a beau être décrié, critiqué voire vilipendé par des élites corrompues(8) et des journalistes aux ordres, il tient bon le cap !

Repensant à mes quatre années passées en Indonésie, d’un seul coup le visage de cette amie s’est accolé à celui d’une collègue de travail dans l’entreprise qui m’employait en 2011. Cette employée avait souffert de la dengue pendant trois semaines. Les deux visages avaient exactement le même aspect : la peau vaguement boursouflée, les lèvres légèrement gonflées, les yeux rougis et brillants comme enfoncés dans leur orbite, l’ovale du visage entièrement recouvert d’une sorte de voile de pigmentation rosacée. Que nous annonce l’institut Pasteur à propos de la dengue(9)? Il s’agit, je cite, d’une « grippe tropicale ». Est ce contagieux ? A priori non. Les moustiques en assurent le déploiement. Et si la réalité était tout autre ? Ces messieurs et dames de nos élites gouvernantes ont confiné tout le territoire, menacé des médecins en exercice(10) et tué des soignants faute d’équipement, compromis toute l’économie pour une simple grippe qui se guérit au bout de trois semaines avec un traitement bon marché anti-paludique, une grippe pas plus contagieuse que les épidémies précédentes au regard des chiffres de la mortalité. Les chiffres justement… en matière de statistiques – comme l’explique l’anthropologue suisse Jean-Dominique MICHEL(11) – « le seul corps humain qui soit justifiable de statistiques, c’est le cadavre. » Autrement dit la science du vivant ne peut pas se baser sur des statistiques parce que précisément… c’est du vivant. Donc la question est soulevée : notre gouvernement veut-il plus de cadavres ? Pourquoi activer nos instincts de Panurge sinon pour obtenir une purge ? Qu’un sédatif serve à éradiquer la douleur d’un mourant c’est légitime, qu’un conseil scientifique d’experts plus ou moins corrompus, prive les médecins de la liberté de soigner, c’est criminel.

Oxymore… j’adore!

Dès lors que les enjeux sont clairs et transparents un recruteur peut se permettre de paramétrer son candidat.

Paramétrer l’humain… quand l’oxymore pointe son nez!

Dans ressources humaines, il y a « humain ». En effet « nous ne sommes pas des machines ! » une expression bien banale qui mérite cependant le développement suivant : une machine est paramétrée pour fonctionner selon l’usage auquel son concepteur la destine. L’humain est-il paramétrable ? Je vois d’ici les humanistes crier au scandale. Les hypermarchés répondent à la question en faisant peu à peu disparaître leurs caissier.e.s de même que les industries utilisent des robots pour remplacer la quasi totalité de leur personnel. Pourrait-il en être autrement ? Pour ce qui est du progrès, j’en doute fort. Pour ce qui est de l’humain…. Dès lors que les enjeux sont clairs et transparents, un recruteur peut se permettre de « paramétrer » son candidat. Si les attentes de part et d’autre sont explicitées, pourquoi un recrutement devrait-il échouer ? Dans « ressources » il y a « sources » et c’est là que le bas biaise. Le babil du bébé-recruteur fait tout barboter ! De même que la source des errements en matière de recrutement peut résider dans la projection inconsciente du profil recruteur sur les profils que ce dernier audite, et de là une erreur de pronostic, de l’autre côté, la difficulté à se faire recruter peut s’expliquer dans l’incapacité à identifier la source du blocage. Nous sommes dirigés par notre inconscient bien plus qu’on ne peut l’imaginer et toute la difficulté réside dans la capacité à identifier son réel et choisir le bon parcours, identifier l’émotion et adapter sa réponse, comprendre la source du blocage et rectifier sa communication : quel message faire passer, à qui, quand et surtout comment?

Dans mes contacts clients, les réponses sont quasi inchangées « très bien… ça me paraît clair… vos explications sont suffisantes ». L’annonce du prix ne fait jamais obstacle parce que tout est cohérent et limpide, parce que les choses sont dites telles qu’elles doivent l’être, argumentées et transparentes, communiquées sans fards ni détour, adaptée à l’interlocuteur donc… au marché. En matière de recrutement, les entreprises gagneraient à embaucher sans chercher à cloner. Je visitais BRM, une PME florissante installée dans le Vexin qui fabrique avec un trésor de passion inavouée des montres de luxe ‘marketées’  sport automobile. Deux éléments m’ont sauté aux yeux : la diversité du personnel, variété de style, de sexe et d’âge, et la capacité de son dirigeant à faire confiance et montrer cette confiance, la communiquer à bon escient. Le personnel y est choyé sans excès et l’ambiance bienveillante, dynamisée justement par ce cercle vertueux propre aux décideurs consciencieux, au sens ésotérique du terme, i.e. conscients de l’apport de l’humain élevé à son juste rôle et non rabaissé à une valeur. Le patron n’attend de son personnel ni plus ni moins que ce qu’il a communiqué comme paramètres, et tout un chacun lui en sait gré.

Ailleurs les recruteurs cherchent des copies conformes, sélectionnent du « connu » privant l’entreprise de cette dynamique du rebond et de l’adaptabilité (comment s’adapter à un environnement polymorphe en évolution permanente si le personnel est uniforme ?). Quant aux candidats ils s’obstinent à analyser leur parcours avec un seul bout de lorgnette… toujours le même ! Ils choisissent des options parfois décalées par rapport à leurs attentes profondes ou présentent leur parcours sous un seul éclairage sans curiosité intellectuelle pour les évolutions en cours. La communication pêche là où le recruteur chasse ! Un candidat est paramétrable s’il l’on entend par paramétrage le fait de communiquer un cadre, des pré-requis et des attentes claires et précises. Craindre une erreur de casting quand la production est mondialisée c’est un peu comme craindre qu’un figurant va nuire au tournage : de l’ordre du caprice venant d’un ego démesuré. Êtes vous dans la fiction ou dans le réel ? Si vous êtes recruteur sur le point de faire un choix, posez vous cette simple question : Au-delà des réalisations passées, quel est le moteur du candidat rencontré, à quoi marche-t’il ? L’argent, la sécurité, la reconnaissance, l’orgueil… ? Si vous en connaissez la réponse, il suffit de communiquer les paramètres attendues et faire confiance.

« Un centre de profit se pérennise en fonction de l’adéquation de son offre à la demande du marché, plus rarement dû à celle de son personnel »

Plutôt que de chercher à cloner le réel, embauchez l’atypique, retenez le complexe, le haut profil d’exception, ou bien le candidat qui ne sait pas se vendre. Et s’il peut vous supplanter, il est peu probable qu’il soit devant vous à cette fin. De deux choses l’une, la période d’essai passée, soit vous lui aurez appris sur lui/elle-même, soit c’est elle/lui qui vous fera progresser. A supposer qu’il/elle soit plus compétent.e que vous, il/elle vous sera redevable de l’avoir choisi.e et vous aurez gagné un(e) allié(e) indubitable. Les risques sont mesurables, l’humain est à la fois paramétrable et inestimable. Ne cherchez pas à l’estimer, paramétrez-le avec acuité quel que soit le niveau de recrutement. Comme le disait Einstein, c’est folie de faire les mêmes choix et de s’attendre à un résultat différent. A notre époque, c’est bêtise de penser qu’une entreprise va pâtir de l’embauche d’un profil original. Un centre de profit se pérennise en fonction de l’adéquation de son offre à la demande du marché, plus rarement dû à celle de son personnel dont la variété fait la richesse d’une entreprise dynamique.

Biographe-online.com vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année ainsi qu’une année 2020 paramétrée comme vous l’espérez!

9e salon littéraire de la gastronomie

9e salon littéraire de la gastronomie avec cocktailetculture.com vendredi 18 octobre 2019
salon littéraire gastronomie cocktailetculture.com
salon littéraire gastronomie cocktailetculture.com
Liste des écrivains participant au 9e salon littéraire de la gastronomie le vendredi 18 octobre 2019

Biographe-online.com est heureux de vous convier à sa séance de ventes dédicacées le vendredi 18 octobre 2019, à l’occasion du 9e salon littéraire de la gastronomie, en présence de Monsieur Marcel Derrien, ancien directeur de l’école Le Nôtre et unique Meilleur Ouvrier de France, classe pâtisserie chocolaterie en 1968. Ce merveilleux grand-père, bourré d’humour et de décontraction dédicacera sa biographie professionnelle titré Beurre, sucre et ferveur! Marcel Derrien, artiste chocolatier.

L’événement aura lieu à partir de 19h00 dans les salons du CFA Médéric, l’École Hôtelière de Paris, 20 rue Médéric, Paris 17e.

Toutes les informations en cliquant sur http://cocktailetculture.com que Biographe-online.com remercie chaleureusement.

Venez applaudir le/les lauréats du prix Archestrate 2019 et plaisanter savoureusement avec mon ami Marcel qui ne se départit jamais d’une remarquable et délicieuse malice… délices… pour écrivains en lice… en territoire gastronome, on ne saurait mieux choisir!

Les 16 premières pages de cette biographie sont accessibles par ici.

Au plaisir de vous y retrouver très bientôt !

Corinne Boisbluche – septembre 2019

la 4ème JNEP 2019

Académie des Écrivains Publics de France - JNEP 2019
AEPF – JNEP 2019, une journée qui a pour thème « l’écrivain public: un écrivain comme un autre »

L’Académie des Écrivains Publics de France est heureuse de vous recevoir le vendredi 24 mai prochain afin de communiquer et échanger sur les bonnes pratiques et les enseignements du métier d’écrivain public.

Sur réservation uniquement disponible en cliquant sur le lien suivant:

=> https://www.helloasso.com/associations/academie-des-ecrivains-publics-de-france/evenements/4e-journee-nationale-des-ecrivains-publics-jnep

L’événement a lieu dans les locaux de l’école La Générale au 11 rue Rabelais à Montreuil et introduira le thème artistique de « l’écrivain public, un écrivain comme un autre« .

Conscience & enfance…

Altérité et différences, changez de longue vue pour changer de modes de vie!

Je suis écrivain public, métier vaguement situé entre l’écrivain dilettante et l’aide sociale potentiellement bénévole (les résultats sont souvent proportionnels à l’investissement!) relayant des images de courriers, de procédures administratives et de public impatient ou perdu. La profession (car c’en est une!) a failli disparaître au siècle dernier, reléguée aux oubliettes dans l’entre-deux-guerres, grâce à l’école rendue obligatoire. J’ai donc décidé de vous expliquer deux choses : à quoi sert ce métier et pourquoi a-t-il de l’avenir.

Rédiger un courrier, remplir un dossier peut vous paraître simple, mais il ne l’est pas pour des personnes peu lettrées ou peu sûres d’elles. À l’une des deux extrémités de l’échelle sociale, j’ai donc affaire à des personnes plus ou moins démunies de tout ce que l’on résume par le mot « moyens » au pluriel. Moyens intellectuels d’abstraction, moyens d’expression, moyens de locomotion, moyens financiers bien sûr. À l’autre extrême de cette même échelle, j’interviens pour mettre en exergue une carrière, une histoire de vie, une entreprise, en qualité de biographe. Ces personnes-là ont des moyens, certes. Encore faut-il qu’elles/ils mesurent l’intérêt d’imprimer de la communication positive ou éditer des souvenirs à relater à leur descendance, des messages, des ressentis, bref du vécu et de l’histoire véritable, absente des livres scolaires. Entre ces deux extrêmes, le métier revêt un caractère plus ou moins insolite ou original puisque l’écrivain est amené à rencontrer toutes sortes de profils, allant du criminel en prison au doctorant auteur d’articles, en passant par l’écrivain occupé, l’éditeur pressé ou l’étudiant, rédacteur négligent d’un rapport de stage ou d’un mémoire d’études. Bref, l’écrivain public rédige, corrige, réécrit, témoigne ou exorcise les mémoires de profils plus ou moins accidentés de la vie. Car oui, ce métier est un exorciste, un extracteur de noblesse parfois, d’attentes toujours, de mémoires souvent, de nature aussi. Avec ce cortège de défauts et qualités, de réussites et erreurs de parcours, propres à l’humain dans son « humanité » la plus humble. Il faut du vécu pour comprendre l’autre, en même temps qu’une bonne dose d’humilité dénuée de tout jugement. L’écrivain public déploie non seulement les compétences du professeur, mais aussi celles de l’éditeur, de l’assistante sociale ou du psychologue. Il faut à la fois la rigueur digne d’un magistrat procédurier et l’ouverture d’esprit de l’aventurier patenté par un séjour en terre hostile. Le grand-écart en permanence !

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biographe et récit, choix de vie et accidents de parcours. L’écrivain public se transforme parfois en biographe hospitalier

Ce métier dispose d’un réel avenir à l’heure où l’humain ne sait plus écrire… ou si peu. Il ne voudra ou ne pourra bientôt plus lire, faute d’avoir développé ce gout inestimable de la lecture dès le parc à jouets. Mettre des mots sur les maux est une étape cruciale dans le processus de compréhension puis de résilience cher à Boris Cyrulnik et l’écrivain public a d’autant plus de pertinence dans son intervention que l’humain est fainéant par nature. La facilité prime sur la véracité et l’effort. Le mensonge a volé les vêtements de la vérité qui n’ose sortir du puits !

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La vérité sortant du puits. L’humain est fainéant par nature. la facilité prime à la véracité et l’effort

Ce métier ne me permet pas encore d’en vivre complètement. En plus de quelques biographies, j’ai donc parfois des heures de cours à assurer auprès d’élèves en classe entière et d’autres à domicile. À rencontrer des adolescents, des adultes en devenir, et surtout des parents, aux questionnements inquiets, aux étiquettes parfois inconscientes et surtout indélébiles, aux contraintes lourdes, songez au miroir sur vous-même. Reflet des formats involontaires hérités de nos parents, la vidéo est un miroir indispensable en ce qu’elle peut révéler notre nature profonde et les fondements de nos comportements. Le regard sur soi, en rapport aux autres, délivre du non-dit, de l’a priori, de l’être et du paraître, des schémas familiaux. En ce jour de Pâques, laissez gambader vos enfants à la recherche des œufs, mais prenez le père, la tante, l’oncle, le frère, la mère, la sœur en caméra. Filmez l’environnement humain au complet sur plusieurs séquences de la journée sans oublier vous-même… en oubliant l’œil du miroir. Peut-être que ces séquences vous révéleront des travers passés inaperçus, dans le grand silence des générations meurtries.

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Parents éducation schémas familiaux

L’autre étape consiste à se créer un nouveau modèle, un référent salvateur. Cela prend un quotient émotionnel plutôt développé, une imagination débordante et beaucoup d’humilité en même temps qu’une ouverture à l’autre. L’altérité est le terreau du progrès pour peu que l’on ose le marcottage. Marcottage[1] : procédé de reproduction asexué des végétaux consistant à faire développer des racines à une tige ou une branche, puis à les séparer de la plante mère afin d’obtenir une plante autonome. Felix qui potuit rerum cognoscere causas : heureux celui qui connait la cause des choses.

Vous avez pris conscience de la raison de vos choix, l’explication de vos attitudes et leurs impacts, le pourquoi de la réaction de vos enfants? Bravo ! Marcottez les travers potentiels de votre éducation, les heurts de votre histoire familiale et les choix de vos ancêtres en procédant à une réimplantation, un renouveau salvateur. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

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schémas familiaux et éducation tout est lié!

Pour que l’un de ces deux extrêmes s’amenuise à défaut de disparaitre, n’attendez pas le primaire pour lire à votre progéniture des histoires courtes en transformant les mots pour créer des images cocasses. Je faisais semblant de me tromper en remplaçant dans ma lecture « voiture » « Oui-Oui » ou « Potiron » par « poubelle » « clown » ou « dinosaure ». Mon fils riait aux éclats, il avait deux ans. Vous étiez dyslexiques et vos enfants le sont? Apprenez qu’un cerveau dyslexique traite l’information en images, donc bien plus rapidement qu’un autre en mode langagier. La dyslexie de votre fille/fils ne fait pas d’elle/de lui un cancre. Des méthodes pour l’en délivrer existent. Les trouver nécessite de les chercher. Vous vous considérez comme un « manuel » loin de l’intellectuel savant? ou au contraire comme un intello dont les enfants doivent l’être? Cessez donc de vous coller une étiquette, vous le ferez sur vos enfants. Vous êtes frustré(e) d’avoir appris le latin au lieu de l’espagnol, contraint(e) d’avoir fait infirmière plutôt que vétérinaire? Vos enfants ne sont pas le réceptacle de vos attentes personnelles ni la revanche de vos espoirs passés. Ils sont demandeurs d’amour, de reconnaissance et de repères plus que de pressions conscientes ou inconscientes. Vos parents ont fait ce qu’ils ont pu avec ce qu’ils étaient, choisissez l’altérité plutôt que le confort de l’entre-soi et marcottez votre comportement et vos choix. Nous ne sommes pas des catégories, nous sommes des humains. Cultivez votre jardin, apprenez cette langue que vous admirez depuis si longtemps, lancez-vous le défi de votre vie. Le cerveau est un muscle à exercer et l’on apprend à tout âge. L’entrainement sera long. Il faudra en supporter les courbatures. Laissez votre ego de côté et accrochez-vous !

En ce jour de Pâques, regardez-vous le nombril autrement qu’avec vos yeux, parce que vous ne pourrez jamais découvrir l’impact réel de vos paroles, vos gestes ou vos attitudes autrement que par un regard extérieur. Et cela ne peut être que le vôtre, car l’humain est ainsi fait qu’il/elle croit toujours avoir raison ! Quelle que soit votre éducation, comme il y a cent manières d’exprimer une idée par écrit, il y a cent manières de vivre sa vie. Le regret venu, il sera trop tard.

L’une des très récentes évolutions de mon métier d’écrivain public est celle de biographe hospitalier[2], car il arrive souvent qu’un écrit se fonde en thérapie. Changez de longue vue avant qu’il ne soit trop tard. Faites confiance à l’autre. L’altérité parfois inconfortable est un révélateur de nos propres grilles de lecture. Filmez votre environnement et rencontrez l’autre pour apprendre à lire ! Biographe-online.com vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques.

Corinne Boisbluche, le 22 avril 2019

(1)http://www.cnrtl.fr/definition/marcotter

(2)https://actu.fr/normandie/saint-lo_50502/biographe-hospitaliere-recueille-recit-vie-personnes-gravement-malades_22829677.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1ZQV54rjJTl1WW3M_WgkKBVQ6HzxVWFICSL6mH6V5CCDeKlVDRz6fnXaw#Echobox=1554826894

L’année du cochon en 2019!

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Voeux Biographe-online.com pour la nouvelle année 2019 l’année du cochon!

Novembre 2017. Une annonce dans ma boîte mail demandant de l’assistance à l’écriture, je réponds aussitôt. Par miracle, il s’agit d’une personne localisée sur ma propre commune! C’est mon quatrième « rendez-vous biographique » et je n’ai pas terminé les biographies en cours, afin de soumettre un exemplaire à cette dame souriante. Son père a frôlé l’irréparable et le souhait d’une biographie auparavant relégué dans un futur indéterminé est soudainement devenu impérieux. Hélas, nous autres les humains sommes si peu soucieux du temps qui passe, qu’un mauvais génie semble vouloir nous rappeler à l’ordre de temps en temps… Un an et cent trente exemplaires plus tard, je continue à rendre visite à ce charmant monsieur au parcours professionnel tout simplement hors normes. Quelles que soient les circonstances, mon biographé est toujours souriant, prêt à dégainer la blague sans se départir d’un oeil rêveur, l’esprit pétillant et gai du sage au coeur d’or! Je souhaite à toutes et tous en 2019 des contacts, des rires, des sourires comme ceux que j’ai pu expérimenter en 2018.

Je remercie tous mes clients pour leur confiance et la chaleur avec laquelle ils semblent penser que je puisse être douée! La lecture fait l’écrivain, de même que la musique fait le chanteur. C’est en forgeant… etc.!